Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 09:37

DE QUOI ONT PARLE CHEZ

Jorge ET Dikie :

José Luis Torres Vitolas ; 5:37 ,"a conçu un projet original, le narrateur s'habille d'une continuité d'histoires qui oscillent entre mondes métissés, macro-organiques et cosmogoniques", et je passe encore les parcours créées entre chapitre et chapitre. Pour nous ce roman fait monter et descendre le temps, la solitude à liberté pleine, sa rélation avec l'univers des rues péruviens et toute la richesse un peu clandestine (volée des cauchemars, inventée! Mais, vrai dépuis la nuit des temps) avant de bifurquer vers le "confort social". Tantôt ensommeillé et plutôt irréel ou simplement péruvienne...

 

Covers Books by José Luis Torres Vitolas

 

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TORRES VITOLAS, JOSE LUIS
ALGAIDA EDITORES
Año de Edición: 2008 , 1ª edición

 

Blog : Giovanna Guzman de Lama

 

 

 

1964, Jean Dumur, rencontre Ernesto "Che" Guevara à l'Hôtel Intercontinental, à Genève (entrevista en francés (c) TSR Suisse) compilé x JTafur...



Latinoamérica recuerda al Che Guevara a 42 años de su muerte
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 09:39
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DE QUOI ONT PARLE CHEZ

Jorge ET Dikie :

Pour redoubler la profondeur et les hasard de nôtre création nous acheminons-nous vers une conversation sans flammes, sans feux, comme Orwell l'annonçait dans 1984 ? A une époque où l'on a reconnu que tout est falsifiable, la fiabilité de l'Art ne peut être analysée sur la base de ce qu'elles nous montrent ; ont s'étonne, l'industrie actuelle produit en une année beaucoup plus de formes différentes que ce qu'ont produit pendant toute leur histoire tous les peuples prémodernes rassemblés. Voici les impressions de nos invites..

 


José Pablo Quevedo, Docteur en philosophie, poéte et romancier peruvien.

Dans ce propos nous eclaircit sur "ARTE REGRESIVO", dernier projet publié par Raúl Gálvez Cuéllar et José Pablo Quevedo chez les peruviens.

 

"Des fantômes se réveillent sous les portiques de deux maîtres sur la représentation du réel; vieux paradoxe cruellement revisité à chaque fois quand on évoque l'inconscient et l'irrationalité..." (JTafur)

 

 

Trouver aussi notre tcha tcha :

* Audiberti entre son et sens in Spécial poésie.

Recherche d'un isomorphisme entre le sens et le son dans la poésie d'A.

 

Covers Books by José Pablo Quevedo / Raúl Gálvez Cuéllar

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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 09:41

 

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DE QUOI ONT PARLE CHEZ

Jorge ET Dikie :

Après le fameux cube-white "où il n'y a plus que des murs blancs et une lumière uniforme", pour nous la neutralisation progressive des images nous conduit necessairement à l'abolition de l'expression de lieu, de temps, des spécificités. Un écrivain se voit donc soumis à une irrémédiable dématerialisation et théatralisation de son écriture... Tous les grands noms evoqués par Walter Lingan sont rédecouverts dans son livre qui privilégie une vision anarquiste des mots. Florilège de icônes célebres ou anonymes, alphabet d'histoires du quotidien, grammaire des langages humaines et des paysages d'enfancevalserine06.jpg ; l'auteur imposé une création internationale, alternative et dissidente... Voici ce qu'il faut savoir pour adopter des écrivains au rythme de l'Amérique Latine...


"Dans "un pez en el ojo de la noche" l'art d'utiliser l'anécdote et le grotesque le dispute avec celui de la métaphore littérarie, les histoires de Walter Lingan sont le reflet d'une relation ambiguë entre lettres apatrides et déracinés ou assimilés..." (JTafur)

 

 

 


La Librairie Albatros et le Centre Culturel Latinoamericano de Gèneve vient de présenter notre invité le 19 septembre 2009...

 


Covers Books by Walter Lingan:

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 02:34

DE QUOI ONT PARLE CHEZ

Jorge ET Dikie :

Un poète pas comme les autres cet un autre poète... L'intellectuel vers le concret où le beau était bien la religion ultime, Borges derrière les pieuses professions de foi, il reste le poète par excellence, la peur qu'il conjure anticipant sa célébrité passe avant l'analyse du sens et la lecture virtuose... On se réjouit donc de voir que, même seuls, les écrivains s'efforcent de sauver ses lecteurs ; à travers les images diffusées par les médias ou créées par les artistes, sa magie a opéré tout de suite, nous a donne un sacré coup de vieux. Toute la vie de Borges aura été une partie de cache cache avec les mots pour sauver sa mémoire en des temps sans mesure, pour sauver en quelque sorte la lumière, celle de la raison..



 

La Demeure d'Astérion

 

Et la reine donna le jour à un fils qui s'appela Astérion.

APOLLODORE, Bibl., III, L.

 

Je sais qu'on m'accuse d'orgueil, peut-être de misanthropie, peut-être de démence. Ces accusations (que je punirai le moment venu) sont ridicules. Il est exact que je ne sors pas de ma maison ; mais il est moins exact que les portes de celle-ci, dont le nombre est infini (1), sont ouvertes jour et nuit aux hommes et aussi aux bêtes. Entre qui veut. Il ne trouvera pas de vains ornements féminins, ni l'étrange faste des palais, mais la tranquillité et la solitude. Il trouvera aussi une demeure comme il n'en existe aucune autre sur la surface de la terre. (Ceux qui prétendent qu'il y en a une semblable en Égypte sont des menteurs.) Jusqu'à mes calomniateurs reconnaissent qu'il n'y a pas un seul meuble dans la maison. Selon une autre fable grotesque, je serais, moi, Astérion, un prisonnier. Dois-je répéter qu'aucune porte n'est fermée ? Dois-je ajouter qu'il n'y a pas une seule serrure ? Du reste, il m'est arrivé, au crépuscule, de sortir dans la rue. Si je suis rentré avant la nuit, c'est à cause de la peur qu'ont provoquée en moi les visages des gens de la foule, visages sans relief ni couleur, comme la paume de la main. Le soleil était déjà couché. Mais le gémissement abandonné d'un enfant et les supplications stupides de la multitude m'avertirent que j'étais reconnu. Les gens priaient, fuyaient, s'agenouillaient. Certains montaient sur le perron du temple des Haches. D'autres ramassaient les pierres. L'un des passants, je crois, se cacha dans la mer. Ce n'est pas pour rien que ma mère est une reine. Je ne peux pas être confondu avec le vulgaire, comme ma modestie le désire.

Je suis unique; c'est un fait. Ce qu'un homme peut communiquer à d'autres hommes ne m'intéresse pas. Comme le philosophe, je pense que l'art d'écrire ne peut rien transmettre. Tout détail importun et banal n'a pas place dans mon esprit, lequel est à la mesure du grand. Jamais je n'ai retenu la différence entre une lettre et une autre. Je ne sais quelle généreuse impatience m'a interdit d'apprendre à lire. Quelquefois, je le regrette, car les nuits et les jours sont longs.l_9245595b913146f0ad674f96860d6ebe.jpg

Il est clair que je ne manque pas de distractions. Semblable au mouton qui fonce, je me précipite dans les galeries de pierre jusqu'à tomber sur le sol, pris de vertige. Je me cache dans l'ombre d'une citerne ou au détour d'un couloir et j'imagine qu'on me poursuit. Il ya des terrasses d'où je me laisse tomber jusqu'à en rester ensanglanté. À toute heure, je joue à être endormi, fermant les yeux et respirant puissamment. (Parfois, j'ai dormi réellement, parfois la couleur du jour était changée quand j'ai ouvert les yeux.) Mais, de tant de jeux, je préfère le jeu de l'autre Astérion. Je me figure qu'il vient me rendre visite et que je lui montre la demeure. Avec de grandes marques de politesse, je lui dis: « Maintenant, nous débouchons dans une autre cour », ou : « Je te disais bien que cette conduite d'eau te plairait », ou : « Maintenant, tu vas voir une citerne que le sable a rempli », ou : « Tu vas voir comme bifurque la cave. » Quelquefois, je me trompe et nous rions tous deux de bon coeur.

Je ne me suis pas contenté d'inventer ce jeu. Je méditais sur ma demeure. Toutes les parties de celle-ci sont répétées plusieurs fois. Chaque endroit est un autre endroit. Il n'y a pas un puits, une cour, un abreuvoir, une mangeoire ; les mangeoires, les abreuvoirs, les cours, les puits sont quatorze [sont en nombre infini]. la demeure a l'échelle du monde ou plutôt, elle est le monde. Cependant, à force de lasser les cours avec un puits et les galeries poussiéreuses de pierre grise, je me suis risqué dans la rue, j'ai vu le temple des Haches et la mer. Ceci,je ne l'ai pas compris, jusqu'à ce qu'une vision nocturne me révèle que les mers et les temples sont aussi quatorze [sont en nombre infini] .Tout est plusieurs fois, quatorze fois. Mais il y a deux choses au monde qui paraissent n'exister qu'une seule fois : là-haut le soleil enchaîné ; ici-bas Astérion. Peut-être ai-je créé les étoiles, le soleil et l'immense demeure, mais je ne m'en souviens plus.

Tous les neuf ans, neuf êtres humains pénètrent dans la maison pour que je les délivre de toute souffrance. J'entends leurs pas et leurs voix au fond des galeries de pierre, et je cours joyeusement à leur rencontre. Ils tombent l'un après l'autre, sans même que mes mains soient tachées de sang. Ils restent où ils sont tombés. Et leurs cadavres m'aident à distinguer des autres telle ou telle galerie. J'ignore qui ils sont. Mais je sais que l'un d'eux, au moment de mourir, annonça qu'un jour viendrait mon rédempteur. Depuis lors, la solitude ne me fait plus souffrir, parce que je sais que mon rédempteur existe et qu'à la fin il se lèvera sur la poussière. Si je pouvais entendre toutes les rumeurs du monde, je percevrais le bruit de ses pas. Pourvu qu'il me conduise dans un lieu où il y aura moins de galeries et moins de portes. Comment sera mon rédempteur ? Je me le demande. Sera-t-il un taureau ou un homme ? Sera-t-il un taureau à tête d'homme ? Ou Sera-t-il comme moi ?

Le soleil du matin resplendissait sur l'épée de bronze, où il n'y avait déjà plus trace de sang.
« Le croiras-tu, Ariane ? dit Thésée, le Minotaure s'est à peine défendu. »

 

(1) Le texte original dit quatorze, mais maintes raisons invitent à supposer que, dans la bouche d'Astérion, ce nombre représente l'infini.

 

 

Cette nouvelle de Jorge Luis Borgès est tirée de L'Aleph.

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 22:46

DE QUOI ONT PARLE CHEZ

Jorge ET Dikie :


Il est devenu patrimoine universel :
Géant de la pensée française, connu dans le monde entier comme un maître de l'anthropologie moderne, l'académicien français allait avoir 101 ans... Philosophe de formation, ce pionnier du structuralisme qui arpentait le monde pour en étudier les mythes, ce précurseur dans le domaine de l'écologie qui écrivait admirablement, a oeuvré à la réhabilitation de la pensée primitive, avec parfois le regard d'un moraliste. «A cheval entre philosophie et science […], son oeuvre est indissociable d'une réflexion sur notre société et son fonctionnement. Il a une approche écologique du monde et des individus, avant la lettre», selon un de ses biographes, Denis Bertholet.

 

 

 

En 1972, Claude Lévi-Strauss, dont on a appris le décès mardi , avait accordé un long entretien à José Marchand. L'interview s'est déroulée dans sa demeure, en Côte-d'Or. La chaîne de télévision Arte l'a rediffusée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Covers Books by Levy Strauss:

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